quaesitio

« Sécherlech net sënnvoll » !


Paul DostertDat war dem Paul Dostert, Direkter vum Centre de documentation et de recherche sur la Résistance, seng eegen Aschätzung – am leschte Kloertext op RTL zum Thema « Lëtzebuerg am zweete Weltkrich » den 24. Mäerz 2013 – zur Existenz vun zwee Centres de documentation zu Lëtzebuerg mat quasi dem selwechten Objet. Deen aneren ass de Centre de Documentation et de Recherche sur l’Enrôlement forcé: Quasi-identesch Missioun, bal identeschen Exposé des motifs… awer mat strikter Trennung tëscht Resistenz an Zwangsrekrutéierung, wéi wann déi zwee historesch Phänomener näischt mateneen ze dinn hätten… [1]

Et freet een sech firwat, dass hien dat elo eréischt zougëtt. A misst hien dann elo net sengem Minister e Virschlag ënnerbreede fir den institutionelle Kader ze reforméieren?

De Constat ass natierlech richteg, well di zwee Phänomener net getrennt ënnersicht kënne ginn an ëmsou méi wéi dem Här Dostert säi Centre, senger eegener Ausso no, och nach u mangelnde Mëttel leid. Vill méi sënnvoll wier et, d’Mëttele vu sou Institutiounen ze konzentréieren an engem richtege Centre fir zäitgenëssesch Geschicht (Centre d’histoire contemporaine oder Institut für Zeitgeschichte), deen onofhängeg vu Grenzen déi engem Centre de mémoire schonn alleng duerch säin Objet gesat sinn, wëssenschaftlech fuersche kéint. An dat am Beschten an Zesummenaarbecht mat der Uni Lëtzebuerg. Den Denis Scuto huet an deeër selwechter Emissioun op déi bis elo onglécklech Vermëschung vu Mémoire a Recherche higewisen. Op de limitéierten Apport zur Historiographie vun Instituten dären Haaptobjet d’Préservatioun vun der Mémoire ass, an d’Grënn dofir, ass och an engem gudden Artikel vum Historiker Pieter Lagrou higewise ginn [2] : « Pendant les vingt premières années de leur existence, ces instituts remplissent un rôle crucial dans la sauvegarde de documents et d’archives qu’on ne peut sous-estimer. En revanche, leur production scientifique déçoit de façon tout à fait prévisible les attentes de leurs fondateurs d’une historiographie consensuelle et synthétique écrite en l’espace de quelques années. » D’Demande no engem Centre pour l’histoire contemporaine gëtt scho säit Joren vun Historiker wéi dem Denis Scuto ëmmer rëm gestallt. Glécklecherweis ass an deene leschte Joren eng nei Generatioun vun Historiker opgedaucht, haaptsächlech op der Uni.lu, déi zäitgenëssesch Themen ouni Récksiicht op d’offiziell Geschichtsschreiwung ugeet.

D’historesch Forschung zu, an d’Opschaffe vun der zäitgenëssescher lëtzebuerger Geschicht, haaptsächlech déi ëm den 2. Weltkrich, wären allerdéngs batter néideg bei eis am Land, wéi z.Bsp. d’Diskussioun ëm den Ëmgang vun der Verwaltungskommissioun mat de lëtzebuerger an de polnesche Judden 1940 beweist. D’Zäit vun de Mythologien a vun de « Master narratives » misst och bei eis esou lues iwwerwonne ginn.

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  1. Centre de documentation et de recherche sur la Résistance:

    http://www.legilux.public.lu/leg/a/archives/2002/0156/a156.pdf

    Art. 2. Le Centre a pour mission

    de recenser, rassembler, archiver et conserver la documentation relative à la Résistance, par exception à la mission générale confiée aux Archives nationales par l’article 5 de la loi du 28 décembre 1988 portant réorganisation des instituts culturels de l’Etat; de mettre en valeur cette documentation; d’entreprendre ou de soutenir la recherche historique et scientifique sur la résistance du peuple luxembourgeois; de soutenir et animer, par tous les moyens disponibles, la sauvegarde de la mémoire collective.

    PROJET DE LOI:

    L’idée de créer un Centre de documentation et de recherche sur la Résistance a trouvé un large assentiment au sein des associations de la Résistance. Il est vite apparu que par la création de ce Centre l’histoire et la pérennité de la mémoire de la Résistance pourraient au mieux être assurées. Dès 1995 le Gouvernement a exprimé le vœu que le Centre de Documentation „s’occupe de tous les événements, sans distinction, qui se sont produits au cours de ces années difficiles“. En effet, il est difficile de concevoir que ce Centre de Documentation limite sa tâche à regrouper les seuls documents relatifs à la Résistance. On ne saurait en dissocier p.ex. la politique d’occupation allemande ou encore les actes de collaboration. La mission première du Centre de Documentation restant évidemment la collecte, l’archivage, la conservation et la mise à disposition de documents relatifs à la Résistance. Il procède également, de sa propre initiative, à des travaux de recherche en la matière et soutient la recherche opérée par des tiers, notamment les travaux de recherche d’étudiants en histoire contemporaine. Le Centre de Documentation coopérera, le cas échéant, avec les Instituts culturels, comme p.ex. les Archives nationales, la Bibliothèque Nationale ou le Centre national de l’Audiovisuel.

     

    Centre de Documentation et de Recherche sur l’Enrôlement forcé :

    http://www.legilux.public.lu/leg/a/archives/2005/0049/a049.pdf

    Art. 4. Le Centre a pour mission de recenser, rassembler, archiver et conserver la documentation relative à l’Enrôlement forcé, par exception à la mission générale confiée aux Archives nationales par l’article 7 de la loi du 25 juin 2004 portant réorganisation des instituts culturels de l’Etat; de mettre en valeur cette documentation; d’entreprendre ou de soutenir la recherche historique et scientifique sur l’enrôlement forcé des hommes et femmes luxembourgeois nés entre 1920 et 1927; de soutenir et animer, par tous les moyens disponibles, la sauvegarde de la mémoire collective en ce qui concerne l’enrôlement forcé.

    PROJET DE LOI

    Le Gouvernement a déjà tenu compte de cette évolution en réformant par loi du 20 décembre 2002 le Conseil national de la Résistance – là encore l’initiative venait des rangs des concernés eux-mêmes – au moyen de la création d’un Comité directeur pour le Souvenir de la Résistance et d’un Centre de Documentation et de Recherche sur la Résistance. Le présent projet de loi se veut de garder un parallélisme étroit avec la loi précitée. Actuellement, les archives et les documents sur l’enrôlement forcé rassemblés par la Fédération des victimes du nazisme enrôlées de force se trouvent à l’ancienne Gare de Hollerich mise à leur disposition par le Gouvernement. Ces locaux peuvent également héberger le Centre de Documentation et de Recherche sur l’Enrôlement forcé. (…) Si la mission première du Centre de Documentation reste la collecte, l’archivage, la conservation et la mise à disposition de documents relatifs à l’Enrôlement forcé, il procède également, de sa propre initiative, à des travaux de recherche en la matière et soutient la recherche opérée par des tiers, notamment les travaux de recherche d’étudiants en histoire contemporaine. Le Centre de Documentation coopérera, le cas échéant, avec les Instituts culturels, comme p. ex. les Archives nationales, la Bibliothèque Nationale ou le Centre national de l’Audiovisuel. []

  2. P. LAGROU, Historiographie de guerre et historiographie du temps présent : cadres institutionnels en Europe occidentale, 1945-2000 » in Bulletin du Comité international d’histoire de la deuxième guerre mondiale, vol. 30-31, 1999-2000, pp. 191-215. http://www.ihtp.cnrs.fr/spip.php%3Farticle515.html []

4 thoughts on “« Sécherlech net sënnvoll » !”

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