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Question parlementaire: Enseignants 2e voie


Luxembourg, le 8 août 2019

Monsieur le Président,

Conformément à l’article 83 du règlement de la Chambre des Députés, je vous prie de bien vouloir transmettre la question parlementaire suivante à Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enfance et de la Jeunesse.

La loi du 22 juin 2018 permettant aux détenteurs d’un bachelor en relation avec les missions de l’enseignement fondamental d’accéder au concours de recrutement a donné lieu pour l’année scolaire 2019-2020 au recrutement de 183 nouveaux enseignants recrutés par la voie parallèle (ci-après “enseignants 2e voie”) en plus des 137 nouveaux enseignants recrutés par la voie classique (selon un article du Wort, se référant à des renseignements donnés par le Ministère de l’Education, Wort 25.7.2019).

Il me revient que les présidents d’école concernés auraient été notifiés du nombre et profil des enseignants “2e voie” affectés à leur école pour la nouvelle année scolaire seulement en date du 30 juillet 2019. Or, il s’avère que dans la plupart, sinon dans toutes les écoles fondamentales du pays, le plan scolaire avec la répartition des cours entre les enseignants du contingent de l’école pour la nouvelle année est déjà fixé à cette date.

De ce fait, l’intégration des nouveaux enseignants “2e voie” nécessite la réouverture et l’ajustement, en pleine période de congés scolaires, des plans scolaires 2019/2020. 

De plus, l’intégration de ces “enseignants 2e voie” est rendue plus difficile encore du fait que tous les mercredis sont réservés aux formations (240 heures IFEN prévues par la loi du 22 juin 2018), de sorte qu’il faut prévoir des remplacements internes pour les enseignants titularisés.

Finalement, certains “enseignants 2e voie” ne disposent pas de toutes les qualifications nécessaires pour assurer certains cours, notamment les cours de natation p.ex. parce qu’ils/elles ne disposent pas d’un brevet de natation, ce qui rend difficile leur intégration dans le plan scolaire. 

1. Monsieur le Ministre est-il conscient des difficultés, dans les écoles fondamentales, causées par la communication tardive quant aux nouveaux enseignants “2e voie” ?

2. Comment Monsieur le Ministre entend-t-il assister les président(e)s d’école dans l’intégration des “enseignants 2e voie” sur le terrain ?

3. Étant donné les nombreux arbitrages nécessaires pour mettre sur pied une organisation scolaire Monsieur le Ministre envisage-t-il   à l’avenir de communiquer aux présidents d’école le nombre et le profil des “enseignants 2e voie” affectés aux écoles plus tôt dans l’année pour permettre que l’organisation scolaire puisse se faire en une seule fois et sans précipitation ?

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

Franz Fayot

Député